L’IgE est uniquement présente chez les mammifères. L’IgE est l’isotype d’anticorps le moins abondant, mais elle est capable de déclencher certaines des réactions immunitaires les plus puissantes. L’IgE joue un rôle important dans les allergies et entraîne une activation excessive des mastocytes et des basophiles en se liant à leurs récepteurs Fc, provoquant ainsi une réponse inflammatoire intense.
L’IgE est capable de se lier à deux types de récepteurs Fcε :
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FcεRI (récepteur Fcε de type I), le récepteur de haute affinité pour l’IgE
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FcεRII (récepteur Fcε de type II), également connu sous le nom de CD23, le récepteur de faible affinité pour l’IgE
Fonction dans l’organisme des mammifères
Les IgE ont coévolué avec les basophiles et les mastocytes dans le cadre de la défense contre des parasites tels que les helminthes, notamment Schistosoma, mais elles pourraient également jouer un rôle dans la défense contre certaines infections bactériennes. Les études épidémiologiques montrent que les taux d’IgE augmentent chez les personnes infectées par Schistosoma mansoni et par des nématodes. Les IgE semblent notamment contribuer à l’élimination des ankylostomes présents dans les poumons.
Outre leur rôle bien établi dans les allergies, les fonctions physiologiques des IgE font encore l’objet de discussions. Dans des modèles animaux, certaines données indirectes suggèrent que les IgE pourraient contribuer à la défense contre des parasites intestinaux tels que les vers parasites, mais cette fonction n’a pas été démontrée de manière concluante chez l’être humain. Les IgE pourraient également jouer un rôle dans la reconnaissance du cancer par le système immunitaire. Jusqu’à présent, cette hypothèse repose toutefois uniquement sur des éléments indirects, notamment l’observation selon laquelle la prévalence de plusieurs cancers est plus faible chez les personnes souffrant d’allergies. De plus, les traitements utilisant des substances immunosuppressives augmentent le risque de cancer. Il est également intéressant de noter que les personnes allergiques présentent des taux plus faibles de certaines toxines. Il est envisagé que les IgE puissent se lier à des toxines et contribuer à leur destruction ou à leur élimination.
Vous trouverez ci-dessous une liste d’anticorps secondaires anti-.
Anti-Immunoglobuline E (IgE)
Liens vers d’autres types d’anticorps secondaires